Dernière mise à jour : 25 août 2026.
Notre avis sur Swiss Backup : la solution d’Infomaniak fait partie des offres les plus complètes pour sauvegarder des ordinateurs, des NAS, des serveurs et des machines virtuelles dans le cloud. Elle se distingue par son hébergement en Suisse et par deux approches : une sauvegarde guidée avec Acronis, ou un espace Cloud plus libre à connecter à son propre logiciel.
Swiss Backup ne sert pas à ouvrir et partager ses documents au quotidien. Pour cela, kDrive, également proposé par Infomaniak, est plus adapté. Swiss Backup intervient quand il faut retrouver une ancienne copie, restaurer un ordinateur après une panne ou conserver le double distant d’un NAS.
Notre recommandation : privilégiez Swiss Backup si vous avez un NAS, un serveur, une VM ou plusieurs types d’appareils à protéger dans une infrastructure suisse. Pour une sauvegarde familiale de plusieurs ordinateurs, IDrive reste plus simple à lire ; pour un seul PC ou Mac très volumineux, Backblaze demande moins de réglages.
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Swiss Backup en bref
| À quoi sert-il ? | Conserver des copies indépendantes et restaurer après une suppression, une panne ou une attaque |
|---|---|
| Option la plus simple | Acronis pour les ordinateurs, mobiles, serveurs et machines virtuelles |
| Option la plus flexible | Espace Cloud pour un NAS ou un logiciel compatible S3, Swift ou SFTP |
| Hébergement | Données répliquées sur trois supports dans deux centres de données en Suisse |
| Capacité | Jusqu’à 1 000 To annoncés |
| Essai | 90 jours pour dimensionner le stockage et les appareils |
| Principal inconvénient | Le prix combine capacité et appareils, ce qui demande un petit calcul |
Que protège réellement Swiss Backup ?
Une sauvegarde utile doit répondre à une question concrète : que pourrez-vous récupérer le jour où les fichiers d’origine ne sont plus accessibles ? Swiss Backup peut protéger de simples dossiers, un disque complet, un poste de travail, un mobile, une machine virtuelle, un serveur ou les données d’un service comme Microsoft 365. Le périmètre dépend du mode choisi.
Cette polyvalence évite d’additionner plusieurs fournisseurs lorsqu’une petite entreprise possède à la fois des ordinateurs, un NAS et quelques services en ligne. En contrepartie, il faut définir la fréquence des sauvegardes, la durée de conservation et les personnes autorisées à restaurer. La présence de copies dans le cloud ne suffit pas si ces règles sont mal adaptées au risque.
Acronis : le choix guidé pour les machines
Le mode Acronis Cyber Protect Cloud convient à la majorité des utilisateurs qui veulent protéger une machine sans choisir eux-mêmes un protocole ou un logiciel tiers. Il permet de créer un plan automatique, de sélectionner des fichiers ou des volumes et, selon le cas, de sauvegarder une image plus complète du système.
Cette approche est particulièrement pertinente pour un poste Windows ou macOS, un serveur Linux ou Windows et une machine virtuelle. Une image système peut accélérer la remise en service après la panne d’un disque : elle inclut davantage que les seuls documents et peut éviter de tout réinstaller manuellement. Pour un téléphone, Microsoft 365 ou Google Workspace, une licence adaptée est ajoutée au projet.
Acronis offre aussi des règles de conservation et des options de sauvegarde immuable. Une copie déclarée immuable ne peut plus être modifiée ou supprimée pendant la période prévue. Cela complique la tâche d’un rançongiciel ou d’un compte administrateur compromis, mais ne dispense pas de protéger les accès et de vérifier que la durée choisie permet réellement de revenir avant l’incident.
Espace Cloud : le choix flexible pour NAS et logiciels compatibles
Le mode Cloud fournit surtout une destination distante. Vous y connectez un NAS Synology ou Qnap, ou un logiciel compatible S3, OpenStack Swift ou SFTP. Infomaniak cite notamment Hyper Backup, rclone, Duplicati, CloudBerry, Cyberduck ou FileZilla selon le protocole et l’usage.
Ce mode est logique si votre NAS dispose déjà d’un outil de sauvegarde ou si votre organisation utilise un logiciel qui sait gérer la planification, le chiffrement et les versions. Vous conservez davantage de liberté, mais aussi davantage de responsabilités : Swiss Backup héberge les données, tandis que votre logiciel définit ce qui est envoyé et la manière de le restaurer.
Pour un lecteur peu à l’aise avec ces termes, la règle est simple : choisissez Acronis pour sauvegarder une machine avec une interface guidée ; choisissez l’espace Cloud si votre NAS ou votre logiciel de sauvegarde sait déjà se connecter à S3, Swift ou SFTP.
Comment mettre en place une sauvegarde cohérente ?
- Évaluer le volume : additionnez les données réellement utiles et gardez une marge pour les nouvelles versions.
- Choisir le mode : Acronis pour les appareils guidés, Cloud pour un NAS ou un logiciel compatible.
- Définir la fréquence : un dossier de travail actif doit être protégé plus souvent qu’une archive qui change peu.
- Choisir la conservation : gardez assez de versions pour découvrir une suppression ou une infection plusieurs jours après son apparition.
- Préparer la restauration : notez qui peut restaurer, où les données seront remises et quels identifiants ou clés sont nécessaires.
Cette dernière étape est souvent négligée. Une sauvegarde n’a de valeur que si l’on sait retrouver la bonne version et disposer d’un appareil ou d’un espace suffisant pour la restaurer. Pour un serveur ou une VM critique, le temps nécessaire à la remise en service compte autant que le prix du stockage.
Restauration, versions et protection contre les rançongiciels
Swiss Backup peut répondre à plusieurs incidents. Pour un fichier effacé, il faut retrouver une version encore conservée. Pour un disque en panne, il faut restaurer les dossiers ou l’image de la machine sur un nouveau support. Pour un NAS indisponible, la copie distante permet de récupérer les données sans dépendre des disques présents sur place.
Face à un rançongiciel, l’objectif est de revenir à une copie créée avant le chiffrement malveillant. Une longue rétention et des sauvegardes immuables réduisent le risque que toutes les versions utilisables disparaissent. Elles doivent être complétées par des comptes protégés, des droits limités et une méthode de récupération conservée en lieu sûr.
Les espaces Cloud S3, Swift ou SFTP ne disposent pas tous automatiquement des mêmes protections qu’un plan Acronis. La conservation et le chiffrement peuvent dépendre du logiciel connecté. Cette différence doit être vérifiée au moment de la configuration, surtout pour un NAS qui contient l’unique copie locale d’une photothèque ou de documents professionnels.
Souveraineté, sécurité et confidentialité
Infomaniak est une entreprise suisse indépendante et exploite ses infrastructures en Suisse. Les données Swiss Backup sont annoncées comme répliquées sur trois supports dans deux centres de données. Cette redondance protège contre la panne d’un support ou l’indisponibilité d’un site, mais ne remplace pas les versions : trois copies identiques d’un fichier déjà corrompu restent trois copies inutilisables.
Infomaniak relève de la législation suisse sur la protection des données et applique le RGPD aux personnes concernées. Ses centres de données disposent notamment de certifications ISO 27001, ISO 14001 et ISO 50001. Pour une entreprise européenne qui souhaite éviter de confier toutes ses données à un grand fournisseur américain, cette localisation constitue un avantage décisionnel clair.
Le chiffrement AES-256 est pris en charge. Dans le mode Cloud, le niveau de confidentialité dépend aussi du logiciel et de la gestion des clés. Un chiffrement côté client, dont la clé reste sous votre contrôle, empêche le fournisseur de lire le contenu protégé. Il faut alors conserver la méthode de récupération avec autant de soin que les sauvegardes elles-mêmes.
Tarifs Swiss Backup en euros en 2026
Le prix mensuel combine une capacité commune et les appareils ou services ajoutés. Tarifs en euros affichés par le configurateur Infomaniak le 24 août 2026 :
| Élément | Prix mensuel affiché |
|---|---|
| 1 To de capacité | 4,17 € |
| Appareil Cloud: NAS, S3, Swift ou SFTP | 1,84 € |
| Poste de travail Acronis | 3,15 € |
| Mobile Acronis | 0,80 € |
| Machine virtuelle Acronis | 6,33 € |
| Serveur Linux ou Windows | 14,20 € |
| Utilisateur Microsoft 365 | 1,12 € |
| Utilisateur Google Workspace | 1,68 € |
Deux exemples rendent la grille plus lisible. Un projet de 1 To avec un poste de travail revient à 7,32 € par mois d’après les prix affichés. Un projet de 1 To avec un NAS ou un appareil Cloud revient à 6,01 € par mois. Chaque poste, mobile, serveur ou service supplémentaire augmente ensuite le total.
La facturation annuelle affiche une réduction de 10 %. Infomaniak propose également 90 jours d’essai pour estimer la capacité et le nombre d’appareils nécessaires. Le total final peut varier selon la TVA et la configuration ; le configurateur lié ci-dessous reste la référence avant souscription.
Calculer le prix de Swiss Backup
Swiss Backup ou kDrive : lequel choisir ?
Choisissez kDrive pour travailler. Il synchronise les fichiers entre les appareils, permet de les ouvrir, de les partager et de collaborer. Une modification ou une suppression peut toutefois se propager aux appareils synchronisés.
Choisissez Swiss Backup pour restaurer. Il conserve des copies de secours selon une fréquence et une durée définies. Son objectif est de retrouver les données après une erreur, une panne, un vol ou une attaque, pas de servir de dossier de travail quotidien.
Combinez les deux pour les données importantes. Une petite entreprise peut centraliser ses documents actifs dans kDrive, puis protéger séparément ses postes, son NAS, ses serveurs ou ses comptes Microsoft 365 avec Swiss Backup. Les deux produits appartiennent à Infomaniak, mais ils ne remplissent pas la même fonction.
Quel profil devrait choisir Swiss Backup ?
- Particulier avec un PC et un mobile : Acronis centralise la protection des appareils, mais IDrive peut être plus simple si plusieurs ordinateurs partagent un gros quota.
- Photographe avec un NAS : le mode Cloud permet d’envoyer une copie hors site depuis Synology ou Qnap.
- Petite entreprise : postes, Microsoft 365, Google Workspace et serveurs peuvent être réunis dans le même projet.
- Administrateur système : VM, serveurs et logiciels compatibles S3, Swift ou SFTP profitent d’une destination suisse évolutive.
Swiss Backup face à IDrive, Backblaze et Acronis
| Solution | Meilleur usage | Modèle de prix |
|---|---|---|
| IDrive | Plusieurs ordinateurs et disques sous un même utilisateur | Quota global |
| Swiss Backup | NAS, postes, serveurs, VM et services SaaS | Capacité + appareils |
| Backblaze | Un seul ordinateur très volumineux | Illimité par ordinateur |
| Acronis True Image | Image système et clonage d’un ordinateur personnel | Formule logicielle avec ou sans cloud selon l’offre |
Swiss Backup occupe donc une place particulière. Il n’est pas aussi immédiatement lisible qu’IDrive et n’offre pas la promesse « illimité pour un ordinateur » de Backblaze. En revanche, il couvre beaucoup mieux les architectures mixtes et les NAS, tout en permettant de choisir un hébergement suisse.
Les limites à connaître
- Tarification modulaire : il faut additionner la capacité et chaque type d’appareil.
- Deux niveaux de complexité : Acronis reste accessible, mais S3, Swift et SFTP demandent de comprendre le logiciel connecté.
- Pas un outil collaboratif : Swiss Backup ne remplace pas kDrive, pCloud ou Internxt pour travailler dans les fichiers.
- Restauration à préparer : le bon fonctionnement dépend de la fréquence, de la rétention, des droits et des clés définis par l’utilisateur.
Notre verdict
Swiss Backup est notre deuxième recommandation générale derrière IDrive, et notre premier choix pour un NAS, un serveur, une machine virtuelle ou une entreprise qui veut conserver ses sauvegardes en Suisse. Son intérêt vient moins d’une promesse unique que de sa capacité à réunir des besoins très différents dans un même projet.
Choisissez Acronis si vous voulez une configuration guidée pour des machines. Choisissez l’espace Cloud si vous disposez déjà d’un NAS ou d’un logiciel compatible. Pour les fichiers utilisés et partagés chaque jour, ajoutez kDrive ou un autre stockage synchronisé : la combinaison des deux services offre une protection bien plus cohérente qu’un cloud unique.




